Chers toxicomanes,
pour vous aider à décrocher, je vous propose de venir visiter ce blog consacré au cinéma : http://aurelienportelli.blogspot.com
Le grand écran vaut bien mieux que le petit !
Souvenez-vous, nous étions en l’an 2000. Les Etats-Unis s’étaient rendus aux urnes pour désigner le successeur du trop lubrique Bill Clinton. Le décompte des suffrages en Floride allait désigner le prochain président américain. Toutes les grandes chaînes de télévision étaient d’accord, G.W. Bush avait perdu.
Commence alors l’une des plus grandes manipulations médiatique jamais organisée.
La chaîne « d’information » à la botte du candidat républicain, Fox News pour ne pas la citer, déclare alors à grand renfort d’effet d’annonce que « le fils de » a remporté dans l’état de Floride une belle victoire, faisant de lui le nouveau « président du monde libre ».
Panique chez les journalistes, peur d’avoir annoncé trop tôt le nom du vainqueur, quelque soit la raison toujours est-il que tous les autres médias du pays commencent par introduire une notion de doute dans leur verdict sans appel de la veille, puis s’excusent de s’être trompés pour finalement déclarer grand vainqueur M. Bush.

Où l’on reparle des élections démocratiques en Italie.
Depuis plusieurs semaines M. berlusconi était au plus mal dans tous les sondages. Donné battu par tous, les satires et crimes de l’aise majesté sur ses propres chaînes se multipliaient.
Les instituts italiens de sondages le donnaient perdant à l’unanimité.
Partant du bon vieux principe « s’ils le disent à la télé, c’est que c’est vrai ! », il fait alors appel à un institut de sondage américain (tiens, tiens…) qui, oh miracle, est le seul à le donner vainqueur.
Qu’à cela ne tienne, il relaye l’information sur ses chaînes. Hier lors des estimations des résultats, une majorité est donnée à son adversaire Prodi. La Rai, elle, s’appuyant sur des estimations de Nexus, ladite société américaine, mesure l’ardeur générale et donne Berlusconi vainqueur d’une courte tête.
Ca ne vous rappelle rien ?
Alors voici mon conseil à tous les politiciens aux dents longues et autres démagogues.
A quoi cela sert-il de truquer une élection ? Vous ne risqueriez qu’une seule chose : vous faire pincer par des journalistes zélés et passer pour un vilain dictateur.
Il y a plus simple et moins risqué.
Achetez une chaîne de télé, laissez les électeurs voter tranquillement dans le respect de la démocratie. Puis au moment de l’annonce des résultats, auto-proclamez-vous vainqueur par l’intermédiaire de votre chaîne.
Vous serez alors élu, sans bain de sang, sans contestation, vous aurez gagné légitiment. Puisqu’on nous le dit à la télé !
Olivier
C’est avec plaisir que j’amène ici ma modeste contribution à un blog très original, qui appelle au débat sur un sujet très intéressant.
Je pense qu’il est d’abord utile de rappeler que notre poste de télévision fut avant tout une véritable révolution dans nos foyers. Formidable fenêtre sur le monde, il permit pour la première fois à tous d’accéder par l’image animée, en direct, aux évènements se produisant à travers le monde et de s’émerveiller devant des retransmissions telles que les premiers pas de l’homme sur la Lune par exemple. Il garde donc à ce titre dans l’inconscient collectif une place affective privilégiée.
Ceci étant, après s’être libérée du contrôle de l’Etat qui lui imposait une certaine sobriété, voire austérité, la télévision ne connaît dorénavant qu’un seul maître : la publicité, et donc par conséquence l’audimat. Ceci lui cause bien des soucis, surtout sur le plan qualitatif. Il faut séduire le plus grand nombre, rencontrer un public fidèle très rapidement.
Pour ce faire, les moyens qu’utilisent nos dirigeants de chaînes sont le sensationnalisme à outrance, le voyeurisme, la rediffusion jusqu’à plus soif, la copie de copie de concepts d’émissions à succès et pire que tout sombrent dans la facilité.
Bref, rien de bien réjouissant. Je m’interroge alors sur le succès jamais démenti de ce média de communication.
Un des éléments de réponse m’est venu de mon amie. Alors que je l’interpellais quant au choix de son programme (Soap américain, le pire de tous à mon goût), elle me fit la réponse suivante : la qualité de l’émission en lui-même l’importe peu, elle apprécie simplement le fait de pouvoir suivre un programme moyennement divertissant qui lui laisse dans le même temps le loisir de pouvoir penser à une foultitude d’autres choses. Elle allume la télé même quand elle ne la regarde pas, juste pour sentir une présence. 
Si l’on considère son jugement comme relativement représentatif, j’en viens à conclure qu’au final la demande qualitative qui est adressée à ce média est plutôt faible. L’offre en réponse, par souci d’économie de moyen sans doute, n’est donc pas plus élevée ; même s’il existe des programmes qui restent très plaisants, intéressants ou instructifs, miraculeusement les 3 à la fois. Chaque pays dit-on a la télé qu’il mérite.
Pour conclure, je crois que les insatisfaits de la télé, dont je fais parti, ne sont finalement que la partie de la population qui ose exprimer une forte exigence face à ce qui reste dans notre société le loisir du moindre effort : disponible en permanence, peu onéreux, demande d’effort physique ou intellectuel nulle. Je patiente cependant sereinement, convaincu que le poste de télévision est amené à disparaître, dévoré par Internet, la téléphonie et les vidéoprojecteurs.
Olivier

La télévision n’est pas à mon sens un merveilleux moyen pour informer. Le journal de 20 heures est une forme élaborée de télé-réalité, et les flashs d’information sont trop courts pour permettre au téléspectateur de construire une réflexion pertinente. A quoi cela me sert-il d’apprendre qu’il y a une guerre en Irak si je n’ai aucune explication sur les raisons historiques et la situation géopolitique du conflit ? Le savoir n’a aucune utilité si on ne comprend rien à l’événement qui nous est présenté.
Les émissions dites culturelles sont souvent d’une assez grande pauvreté. Tout dépend évidemment du niveau d’exigence de chacun. Un programme TV réalisé pour le plus grand nombre peut en effet contenter… le plus grand nombre. Mais quant est-il des autres ?
Je reprends un commentaire déjà adressé dans le blog. Il existe en effet quelques émissions télévisées de qualité. Il y en a bien au moins trois ou quatre. Mais comparativement au nombre de programmes débiles que les spectateurs regardent dans la journée, ce petit nombre d'émissions ne pèse pas lourd.
Valoriser la télévision en invoquant l’existence de programmes de qualité est un argument fréquent. Il s’agit selon moi d’un prétexte hypocrite qui sert uniquement à légitimer la drogue télévisée. Maintenant, il doit sûrement exister des personnes qui allument leur poste pour regarder une émission intelligente, puis l'éteignent immédiatement après. C'est probable, je ne le nie pas !
La télévision a évidemment une utilité : celle de faire du fric. Elle n’a aucun rôle éducatif, et représente un incroyable moyen d’appauvrissement culturel, informatif, et ludique ! Il n’y a rien de plus triste qu’un individu qui s’amuse devant la télévision. Nous vivons dans une société de loisirs où il existe tout de même des activités plus excitantes que la boite à images pour se divertir.
Le refus de regarder la télévision provient pour ma part d‘un grand dégoût de la médiocrité médiatique présentée sous l’adage « tout le monde est beau, tout le monde est gentil ». Je ne pense pas que la qualité puisse provenir d’un nivellement par le bas. Si, par la suite, ce rejet devient un signe extérieur de reconnaissance, il s’agit seulement d’un effet secondaire !
Si refuser d’avoir la télévision est assimilé à un moyen de ne pas céder à la facilité de la regarder trop souvent, pourquoi pas ! Beaucoup de personnes refusent de prendre de l’héroïne une fois par peur d’être intoxiqué par la suite. Je ne pense pas que ce type d’argument soit préjudiciable. Maintenant, certains peuvent jouer avec le feu, afin de tester leur capacité de résistance et de contrôle. A leur risque et péril…
Il y a tellement de choses à faire que de rester passivement devant la télévision…
Le blogmaster
1) La télévision reste un formidable moyen d’information de masse, ce qui peut quand même avoir son utilité, et l’apparition de la TNT, du câble et des chaînes à thèmes permet d’enrichir sa culture. Des chaînes comme Arte ou Histoire diffusent de nombreux reportages de qualité où je suis sûr que le plus instruit des téléspectateurs pourra s’il choisit un thème qui l’intéresse à l’aide de son TV magasine revoir et parfaire ses connaissances sous un autre angle. Une émission culturelle comme « C’est pas sorcier » explique aux personnes de 7 à 77 ans les principes fondamentaux de la science, et utilise des animations qui permettent une simplicité de compréhension inégalable sur un support papier. Et si le mythique journal de 20h est critiquable sur bien des points, le 6 minutes sur M6 reste un moyen d’information visuel populaire et concis, très appréciable pour une catégorie de population voulant se tenir informé sans consacrer 2h30 à la lecture du journal « Le Monde ».
2) Côté distraction, la télévision reste le seul moyen d’assister à des événements festifs, sportifs, ou culturel se passant à l’autre bout du monde. Et concernant le cinéma, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un vidéoclub près de chez soi, notamment dans les zones rurales.
3) Je profite donc de cette occasion pour poser quelques questions aux lecteurs de ce blog, qui je l’espère ne sont pas réfractaires au débat :
- Reconnaissez vous en toute objectivité pouvoir parcourir un programme TV complet sans trouver aucune émission, reportages, débat, film… susceptible de vous intéressez ?
- Pensez vous vraiment que la TV n’a aucune utilité ?
- Le fait de ne pas avoir de TV chez vous n’est-il pas un moyen de vous démarquer du reste de la population comme d’autres font des piercings, des tatouages, ou trouvent leur style vestimentaire ?
- Le fait de n’avoir pas de télé est-il un moyen pour vous de ne pas « céder à la facilité » de l’allumer trop souvent ? Un moyen d’auto contrôle radical ?
David